AccueilVoie d’enfance de Ste-Thérèse de l'Enfant Jésus
Dans la vie spirituelle, c'est la petite voie d'enfance qu'il faut pratiquer; c'est ainsi qu'on brûle les étapes, car Dieu, comme dit sainte Thérèse, voyant qu'on ne réussit pas, qu'on trébuche, voyant que nous comptons tellement sur Lui, Il vient et nous prend dans Ses bras. Mais pour cela, il faut gagner le Cœur de Dieu, il faut Le séduire par notre amour, notre charité, notre confiance sans limites, notre prière ininterrompue.
Suite... Dieu nous prend dans Ses bras, Il nous fait franchir et brûler les étapes. C'est le grand secret de la petite voie d'enfance de sainte Thérèse de l'Enfant Jésus. Dieu nous aidant, Dieu nous soutenant, Dieu agissant en nous, Ce qui nous semblait impossible devient facile. C'est la petite voie d'enfance et aussi celle de l'abandon à Marie de saint Louis-Marie de Montfort. Marie vient à notre secours. On pourrait dire que ça se complète. Tout se tient ensemble: sainte Thérèse de l'Enfant Jésus, saint Louis Marie de Montfort, saint Jean de la Croix ne se contredisent pas. Souvent on a essayé d'opposer la doctrine de ces Saints. Ils sont des compléments l'un de l'autre. Ils sont tout à fait dans le même esprit. En lisant tous les trois attentivement vous découvrirez que ce qui a dominé dans tous leurs enseignements, c'est surtout cette pensée que c'est Dieu qui veut agir en nous. Dans la vie spirituelle, Dieu veut faire la grosse part, mais Il demande quand même de faire les petits pas, un peu comme les parents qui disent aux petits enfants: «Viens, viens vers nous.» Le petit vient et tombe; il se fait mal. Les parents le remettent au bout de la pièce: «Reviens, reviens encore.» A un moment donné, ils le prennent par la main et lui font faire les pas. C'est un peu comme cela que Dieu veut agir avec nous. Il veut nous faire sentir notre impuissance, notre misère et ensuite nous montrer Sa bonté, Sa miséricorde. Il veut nous donner la leçon, afin que nous comprenions une fois pour toutes que c'est Lui qui veut agir en nous. «On obtient de Dieu autant qu'on en espère,» dit sainte Thérèse. Si vous croyez que Dieu va agir en vous et vous transformer, Il le fera. Il n'est pas plus difficile pour le bon Dieu de faire des grands Saints que des petits Saints. On ramène parfois la sainteté à notre taille, tandis que notre sanctification doit être à la taille de Dieu. C'est insultant pour Dieu de nous entendre dire: «Moi, je veux faire un petit saint. Pourvu que je sois derrière la porte du Ciel.» Si nous espérons beaucoup, nous obtiendrons beaucoup. Quand même Dieu me tuerait, j'espérerais encore, disait le saint homme Job. Quand nous nous appuyons sur Dieu, nous osons tout entreprendre; nous avons toutes les audaces, parce que nous avons la puissance de Dieu en nous. C'est cela qui a fait la force, l'audace, le courage des Saints; ils avaient Dieu en eux. Ils étaient conscients que Dieu agissait en eux. Et c'est cette grâce que le bon Dieu veut nous faire. Je vous exhorte à marcher dans cet esprit. Que votre vie soit une prière perpétuelle, un cri vers Dieu, Lui demandant Son assistance. Soyons défiants de nous-mêmes, mais pleins de confiance en Dieu qui veut agir en nous. Un petit sourire peut parfois conquérir une âme, s'il y a la grâce. Il faut un élément humain, mais cet élément serait inutile sans la grâce. Pour faire du bien, il faut avoir soi-même une vie spirituelle intense. Sans cela, on n'aboutit à rien. Il faut toujours donner le primat aux choses spirituelles. «On obtient de Dieu autant qu'on en espère,» dit sainte Thérèse. Si vous croyez que Dieu va agir en vous et vous transformer, Il le fera. Il n'est pas plus difficile pour le bon Dieu de faire des grands Saints que des petits Saints. On ramène parfois la sainteté à notre taille, tandis que notre sanctification doit être à la taille de Dieu. C'est insultant pour Dieu de nous entendre dire: «Moi, je veux faire un petit saint. Pourvu que je sois derrière la porte du Ciel.» Si nous espérons beaucoup, nous obtiendrons beaucoup. Quand même Dieu me tuerait, j'espérerais encore, disait le saint homme Job. Même dans la nuit de son épreuve de la foi, sainte Thérèse avait des lumières profondes dans l'âme. Dans l'âme, il y a une superficie et il y a quelque chose en profondeur. En profondeur, elle était illuminée, pendant que sur le dessus il faisait noir. C'est comme une maison éclairée dans la nuit: à l'intérieur il fait clair, mais en dehors on ne voit rien de tout ce qui se passe en dedans parce que les fenêtres sont bien fermées, les toiles sont baissées. C'est la même chose, on ne voit pas toujours en dedans de notre âme mais la lumière est quand même là. Dans les périodes de ténèbres intérieures, la clarté divine est peut être plus intense dans l'âme parce qu'elle ne sort pas à l'extérieur. Les âmes ne le réalisent pas et c'est justement leur épreuve. Elles n'en prennent pas conscience, mais elles sont quand même sous l'influence divine. C'est l'abandon qui glorifie le plus Dieu. Nous ne pourrons jamais assez nous abandonner entre les mains de Dieu pour tout ce qui nous concerne. Voilà le saint esclavage de Marie: nous nous abandonnons entre Ses mains. C'est aussi la petite voie d'enfance, et cet abandon absolu glorifie tellement Dieu! C'est un acte de foi et un acte d'amour en même temps. Cela ne peut pas se faire sans amour. C'est l'amour qui nous inspire cette confiance. Nos inquiétudes sont un manque de confiance en Dieu qui dirige toute chose. S'Il veut telle chose de nous, n'ayez pas peur, Il l'obtiendra, Il est le Maître. Si nous abandonnions tout, Dieu y mettrait la main. Mais si vous vous tracassez, Dieu vous laissera avec la sottise des humains; ils peuvent faire toutes sortes d'erreurs. Au lieu d'être entre les mains de Dieu, vous serez entre les mains des hommes et ils feront n'importe quoi avec vous parce que justement vous n'aurez pas tout abandonné entre les mains de Dieu Si vous vous abandonnez éperdument entre les mains de Dieu, Il fera des miracles. Il ne peut pas tromper les âmes qui Lui abandonnent tout par esprit d'amour, de confiance absolue. Abandonnez tout éperdument entre les mains de Dieu, et vous verrez que quand c'est nécessaire, Dieu interviendra directement. Il bouleversera tout pour S'occuper de cette âme qui s'est abandonnée sans aucune réserve, sans aucun souci, entre Ses mains. Il y va de Sa gloire. Dieu ne peut pas laisser tromper une âme qui s'abandonne entre Ses mains sans aucune réserve. Dieu est tout-puissant. Aussitôt qu'il y a cet abandon, nous nous établissons dans un état de paix et de joie qui glorifie Dieu. Le Père Pio disait: «Nous ne pouvons pas faire de plus grande chose sur la terre pour glorifier Dieu, que de nous confier en Lui; et le plus grand affront que nous puissions Lui faire, c'est de manquer de confiance à Son égard.» Le manque de confiance en Dieu est la faute qui L'offense le plus, tandis que ce qui Lui plaît le plus, c'est la confiance de l'âme. Si je vous dis: «J'ai confiance en vous,» comme cela vous fait plaisir, même si vous n'êtes pas orgueilleux. Très souvent, vous ne méritez pas confiance, vous avez fait toutes sortes de coches mal taillées et si je vous dis: «Je ne me fie pas à vous», vous allez avoir du chagrin, vous serez tout à l'envers, malgré votre humilité. L'âme qui s'abandonne vit dans un état de paix. C'est une grâce qu'il faut demander, solliciter de Dieu, tout en faisant des actes de confiance; le bon Dieu l'attend de nous. Nous devons faire ce qui dépend de nous, mais en fin de compte, c'est encore Dieu qui nous donne cette grâce. Il en est ainsi pour toutes les vertus. Dieu attend des actes humains pour l'acquisition de chaque vertu. Nous devons faire des actes d'humilité, mais c'est Dieu qui nous donne la grâce de l'humilité. C'est le bon Dieu qui vient pousser notre volonté à accomplir telle chose, mais nous faisons des actes qui relèvent de notre volonté. La volonté est une faculté humaine avec laquelle nous posons des actes. Tout notre être doit entrer en jeu. Il faut essayer d'orienter nos efforts, mais c'est Dieu Lui même qui vient les appuyer. Demandons à Dieu le regret de nos péchés: ce regret est nécessaire. Sans cette contrition, nous ne pouvons pas obtenir le pardon de nos fautes. Nous devons les regretter sincèrement et prouver ce regret par le changement de notre vie. C'est ce que nous appelons faire pénitence, ce qui veut dire: changer sa vie, s'amender, se corriger.