Accueil SommaireIl n'y a que l'amour qui puisse remplir le coeur de l'homme.
Aimons l'Amour. Ô Amour, ô Amour. Ô Amour! L'Amour n'est pas connu, l'Amour n'est pas aimé!... Aimons l'Amour, aimons l'Amour! Lui seul, Lui seul!
La Charité
Le désir de la mort. Mourir, c'est trop jouir. Je ne voudrais pas mourir, moi, mon Dieu! Mourir, c'est trop jouir... Seigneur, que Vous avez le coeur dur! Je dis tous les matins à Jésus, en me retrouvant sur la terre: Seigneur, comme Vous avez le coeur dur! Ces paroles ne me sont pas plutôt échappées que jeLui dis: “Pardon, mon Dieu, pardon de Vous parler ainsi!...” Hâtez, hâtez, mon Dieu, le moment d'aller à Vous. Rien ne me plaît sur la terre. Hâtez, hâtez, Seigneur! je ne tiens à rien maintenant. Mais, si je vis, je crains de m'attacher à quelque chose. J'ai peur de moi... Seigneur, venez a ma place. Seigneur, venez, venez, Vous, à ma place, et Vous verrez si c'est bon. Changez, Vous, avec moi... Mon coeur n'en peut plus... Et comment voulez-Vous que je vive,moi? L'amour du prochain, indice de l'amour de Dieu. “Si tu aimes le prochain, c'est à ce point que Je connais que tu M'aimes. Si tu ne l'aimes pas, c'est à cela que Je connais que tu ne M'aimes pas.” Chaque fois que tu regardes dans le prochain la créature sans Jésus, tu tombes bien bas. Servir le prochain, c'est servir Dieu. J'étais devant le Saint Sacrement, à l'oratoire. Et j'avais un grand désir de faire quelque chose pour plaire à Jésus, et je lui ai dit: “Seigneur Jésus, que dois-je faire pour Vous plaire, pour Vous servir?” Et une voix m'a répondu: “Servez le prochain et vous Me servirez.” J'ai dit encore: “Seigneur Jésus, que dois-je faire pour Vous aimer?” La voix a dit: “Aimez le prochain et vous M'aimerez. Servez le prochain et vous Me servirez; aimez le prochain et vous M'aimerez. C'est à cela que Je connaîtrai que vous M'aimez véritablement.” Charité envers les faibles. la charité envers les faibles... Si Dieu vous laissait, vous seriez pires... Si vous chercher la consolation du prochain, vous serez heureuses dans ce monde et dans l'autre. Et si vous n'avez pas de charité, le Seigneur vous coupera comme une herbe sèche. Ne jugez rien, regardez-vous comme la plus coupable; et, en Son nom, je vous le promets, vous irez tout droit àLui. Si vous pouvez dire: “J'ai péché, mais j'ai gardé la charité,” le Seigneur Vous pardonnera. Et si vous dites: “Je n'ai pas péché, mais je n'ai pas gardé la charité,” Dieu vous rejettera. La charité, c'est le manteau qui couvre tout. Tant que je suis dans ce monde et pour quand je serai dans l'autre, je vous demande la charité, la charité... N'aimez pas ceux qui vous flattent. Ne jugez pas. Ne murmurez pas... Ayez compassion des faibles... Faire un ciel pour son frère. Demain, je jouirai. En attendant ce demain où je serai avec Vous, ô mon Dieu, je reste avec mon frère en charité, comme si je n'avais qu'aujourd'hui pour rester avec lui. Je veux en profiter pour pratiquer la vertu... Où est la charité, Dieu est aussi. Si vous pensez à faire le bien à votre frère, Dieu pensera à vous.si vous faites un trou pour votre frère, vous y tomberez; il sera pour vous. Mais, si vous faites un ciel pour votre frère, il sera pour vous. Souvenez-vous-en... Raccommoder les trous. Quand vous voyez une déchirure à l'habit d'une autre, ne déchirez pas davantage; mais coupez un morceau de votre habit pour raccommoder le trou... Je vous le dis et je vous le répète, déchirez votre habit pour couvrir votre prochain “Jésus vous revêtira de la robe nuptiale.” Changer tout en bien. Comme tu prépares le chemin pour ton frère, le Seigneur le prépare pour toi. Si tu vois des pierres devant ton prochain, ôte-les sans qu'il le voie. Si tu vois un trou, remplis-le sans qu'il le voie. Fais son chemin uni... Ne dis jamais “Cet arbre a un ver rongeur; non, car je t'avertis pour l'avenir. Si tu bouches le trou autant que tu peux devant l'aveugle et qu'il ne veuille pas marcher dans ce chemin, ce chemin sera pour toi. Ôtez, ôtez tout doucement les obstacles.” Si tu as soif et qu'on te donne de l'eau, donne ce verre à ton frère qui a soif. Pourtant, tu as plus soif que lui. Mais tu es sûre que le Seigneur te donnera à boire de Sa main... Ne pas juger. Ne dites pas, parce que vous voyez une tache à la robe de votre prochain: “Elle est sale.” Non, peut-être qu'aux yeux de Dieu, la tunique est propre, tandis qu'à vos yeux, si la robe est sale, tout vous paraîtsale. Laissez le jugement à Dieu. Vous devez raccommoder, mais non juger. Quand on vient faire un rapport les uns contre les autres, écoutez-les, adoucissez-les, donnez un peu à chacun, mais ne prononcez pas. Allez au fond de la chose tout doucement; allez au principe pour voir qui a tort et si c'est l'ennemi qui a semé... Ne pas empiéter sur les jugements de Dieu. Ce qui attriste le Seigneur, c'est de juger et de garder rancune dans le coeur. Celui qui est le vrai juge, qui pèse dans la balance, c'est celui-là qui juge et qui est Juste. La créature, en jugeant, dit au Seigneur; vous ne savez pas juger; moi, je juge bien. Elle ne dit pas ces paroles au Seigneur, mais ses actions le disent. Le fiel pour soi, le miel pour les autres. Faites, Seigneur, que tous les coeurs de mes soeurs, de mes frères, soient à Vous. Prenez-les tous, gardez-les, et qu'il n'y ait pas entre eux du fiel. Que chacun garde le fiel pour lui et donne le miel aux autres. C'est ce que je vous demande pour eux, Seigneur. Aimer de préférence les mauvais caractères. Voyez, quand l'eau bout dans une marmite, personne ne peut y mettre le doigt; si l'eau est froide, tout le monde peut l'y mettre. Il y a des caractères bons, d'autres mauvais. Eh bien, si le caractère bouillant met lui-même de l'eau froide, Jésus est content. Celle qui a le caractère bon, facile, qui n'a pas à combattre, parce que c'est un don qu'elle a reçu de Dieu, celle-là n'a pas autant de grâces... Il faut aimer les soeurs qui ont mauvais caractère plus que celles qui l'ont bon, parce qu'elles donnent occasion de pratiquer la patience, la vertu... Aimer ceux qui nous exercent. Examinez-vous bien vous-mêmes: aujourd'hui sur la terre, demain dessous. La Mère Thérèse vous dit: “Mes filles bien-aimées, le temps est court; souvenez-vous toujours d'aimer votre prochain, tous les agneaux la même chose... Aimez mieux être contrariées. Celle qui vous impatiente, c'est par permission deDieu, c'est souvent par l'esprit de Jésus. Aimez toujours mieux une soeur qui vous exerce, qui vous tourmente, parce que vous pouvez beaucoup gagner avec celle-là... La souffrance, c'est l'amour. Votre règle, c'est l'amour...” Aimer ceux qui nous éprouvent. Aimez celui qui vous donne des soufflets et pas celui qui vous donne des baisers. Si tu te défends quand on te soufflette, tu perdras tout; mais, si tu baises celui qui te frappe, le Seigneur te gardera... Soigner les malades par amour. Elle disait à la soeur infirmière: “Ne crains pas de quitter l'oraison pour servir les malades. Si c'est une chose qui peut attendre jusqu'après ou jusqu'au lendemain, alors attends. Mais, si c'est nécessaire dans ce moment, ce n'est pas manquer l'oraison; c'est quitter Dieu pour Dieu, c'est quitter l'Amour pour l'Amour... Quand tu soignes les malades soigne Dieu en elles; fais pour toutes la même chose. Il ne faut pas avoir plus de plaisir à donner des soins aux unes qu'aux autres à la pensée que celle-ci est plus sainte; non, c'est Dieu qui juge qui est la plus sainte. Et si tu soignais parfaitement pour l'amour de Dieu quelqu'un en état de péché mortel, tu aurais plus de mérite que si tu soignais une sainte. ”