Sommaire AccueilLe jour de la souffrance, c'est le jour du Seigneur.
La Force
Goût de la souffrance. Je désire toujours souffrir et non pas mourir. Je dis cela: “Ce n'est pas ma volonté, c'est mon goût. Il est doux de penser à Jésus, de l'aimer, mais plus doux de faire SaVolonté.” Prière a Jésus dans la souffrance. Ô Vous qui êtes si tendre, comment avez-Vous le coeur si dur, que Vous n'ayez pas compassion de moi? J'ai péché, c'est vrai, mais Vous voyez que je n'en peux plus... Et il a eu pitié; Il s'est laissé toucher. Maintenant, je souffre, mais je puis le supporter... Générosité dans la souffrance. Pleurons, pleurons, il ne faut pas passer le temps à rire, parce que les ingrats offensent Jésus. Il faut le dédommager en acceptant la souffrance, la contradiction, la tristesse et surtout en pratiquant la charité... Vous êtes venues ici pour mourir. Les âmes qui ne veulent pas combattre sont des paresseuses. Il ne faut pas demander d'être délivré de la tentation ou de la tristesse; au contraire, quand il vous vient un combat, remerciez Dieu à genoux; remerciez-Le de vous faire souffrir; tenez votre coeur élevé vers Lui, et priez-Le seulement de ne pas permettre que vous L'offensiez. Pratiques sur la patience dans les épreuves. Quand vous souffrez, pensez à votre faiblesse, à vos misères; pensez qu'un petit rien comme vous ne mérite que de souffrir. Regardez Jésus dans Sa passion, vous souffrirez tout avec amour, vous rendrez grâces. Afin de garder la patience dans l'épreuve, considérez Jésus sur la croix. Tous l'injuriaient, tous se moquaient de Lui et de Ses douleurs; Il endurait tout en silence. Dans vos souffrances, pensez que vous glorifiez Dieu. Sur la terre, le Seigneur, fait tout pour vous; souffrez tout pour Lui. Pensez à Sa gloire. Pensez aussi que la Sainte Vierge sera votre Mère. Pensez qu'après les souffrances, les humiliations, vous serez au ciel. Oh! Alors, quelle ne sera pas votre gloire, votre joie!... Puissance de l'humilité contre la tentation. Satan est jaloux; il essaie de tous les moyens pour faire perdre la foi, pour faire tomber les âmes: ne craignez point. Lors même qu'on ne sent pas la foi, il faut vivre d'humilité et de confiance. Quand nous ne sentons pas la foi et que nous marchons toujours en avant malgré nos gémissements et nos larmes, nous endurons un martyre bien méritoire, pourvu que nous demeurions toujours tournés du côté de Jésus... Dieu ne permet la tentation que pour nousfaire grandir. Courons d'autant vers Dieu que nous sommes plus éprouvés. La tentation est l'eau qui nous lave; la tentation plus forte est comme l'eau chaude qui nous nettoie mieux. Ne vous étonnez de rien. Ne vous découragez jamais, parce que vous n'êtes pas des anges et que vous êtes faibles. Quelquefois, pendant l'oraison, on prend de bonnes résolutions: on désire être humiliée, méprisée, délaissée. Un peu plus tard, on n'y pense plus. Eh bien, petits agneaux, sachez au moins vous humilier de cela et tâchez de profiter des occasions... Voici ce que vous dit St-Joseph: Petits agneaux, celui qui se fait petit, petit, plaît à Jésus et le trouve... Je renonce a satan. Quand vous êtes en tentation, en quelque lieu que vous soyez, mettez-vous à genoux devant le Seigneur. Dites: Seigneur, je renonce à satan, à ses oeuvres, je ne veux que Votre esprit. Vous ne savez pas ce qui est bien, ce qui est mal? Dites à genoux dans le coeur: Seigneur, je renonce à satan, à ses oeuvres, à ses affections; je ne veux que Vous et Votre esprit. Et vous verrez que vous serez toujours victorieuses, si vous êtes fidèles à ces paroles. Résultats de la tentation. Il m'a semblé voir un jardin, où il y avait des fleurs, des arbres, des fruits; et, devant la porte du jardin, un grand feu était allumé; et, pour entrer dans le jardin, il fallait passer à travers le feu. Et j'ai vu deux personnes devant le jardin. L'une d'entre elles marchait fièrement, tête levée; l'autre la tête baissée et paraissait courbée. La première est entrée sans peur, toujours tête levée; et, en traversant le feu, une partie de sesvêtements s'est brûlée. Elle a cependant pénétré dans le jardin et a ramassé des fleurs, des fruits en grand nombre. Elle est revenue ensuite à la porte et a traversé, pour sortir de nouveau, les flammes comme la première fois. Mais, en sortant du feu, ses vêtements et tout ce qu'elle portait avaient été brûlés. Et la seconde personne est entrée aussi; mais pour traverser le feu, elle s'est abaissée beaucoup, et le feu n'a pas pris à ses vêtements. Elle est entrée dans le jardin, l'a parcouru comme la première, a cueilli beaucoup de fleurs, beaucoup de fruits de toute espèce; et elle est revenue devant la porte du jardin, chargée des fleurs et des fruits qu'elle avait ramassés; et, pour traverser les flammes, elle s'est abaissée encore un peu plus qu'en y entrant; les flammes ne l'ont pas atteinte, et elle en est sortie plus belle, plus riche qu'elle n'y était entrée. Et j'ai demandé de nouveau ce que cela signifiait; et celui qui me conduisait m'a dit: “Le feu est la figure des peines, des tracas, des angoisses, des souffrances, des épreuves dela vie. Le Seigneur les envoie pour qu'on cueille des fleurs, des fruits. La première personne qui est entrée et qui en est sortie pauvre, sans rien, triste, nue, est la figure de ceux qui s'enorgueillissent dans l'épreuve. L'orgueil, l'égoïsme, l'amour propre leur font tout perdre. La seconde est la figure des âmes qui s'humilientdans la souffrance, dans les épreuves. Celles-là se chargent de fleurs et de fruits. Enfin, le temps d'offrir au Seigneur les fruits du jardin arrive. Les deux âmes se présentent devant le Seigneur, qui les regarde toutes les deux. Il interroge celle qui était toute nue et Lui dit: “Vous êtes entrée dans le jardin et vous avez cueilli des fleurs et des fruits. Je L'ai vu. Qu'avez vous fait de ces fruits? Où sont-ils?” “Eh, Seigneur, répond-elle, les flammes du feu par lequel je suis passée, ont tout brûlé, tout dévoré; je n'ai rienconservé.” “Eh bien, dit le Seigneur, puisque vous n'avez rien, allez avec les riens! Maudit, je ne vous connais pas! Alors le Seigneur s'adresse à la seconde, qui cache ses fruits, et Lui dit: “Et vous, qu'avez-vous ramassé?” Elle a jeté aussitôt devant le Seigneur ce qu'elle portait caché, et, courbant la tête, elle dit: “Ce n'est pas moi, Seigneur, c'est Vous qui m'avez portée et qui avez cueilli ces fruits.” Et le Seigneur a dit à celle-là: “Entrez et reposez-vous; jouissez des joies du Seigneur." Chaque fois que tu blesses la charité, tu blesses Jésus, qui est la charité même...