La très sainte Vierge Marie à sainte Brigitte: «Quiconque offre à Dieu pour l’âme d’autrui un Pater noster Lui est plus agréable que s’il Lui offrait un grand poids d’or.»
Sommaire Recueil AccueilVALEUR DE L'ÂME
Notre-Seigneur à sainte Brigitte: «L’âme est meilleure et plus digne que le monde entier, plus précieuse que tout l’univers; elle est égale aux Anges, et créée pour la Gloire éternelle. Elle est faite à l’image et à la ressemblance de Dieu... Cette âme, immortelle, éternelle, Me plaît plus que tout ce qu’il y a de plus désirable au monde. Elle est ma bien-aimée... S’il était possible que Je mourusse autant de fois qu’il y a d’âmes en enfer, Je souffrirais pour chacune d’elles comme Je souffris pour toutes; mon Corps serait encore disposé à souffrir toutes ces choses avec une franche Volonté et un parfait Amour.» Notre-Seigneur à sainte Catherine de Sienne: «L’oeil ne saurait voir, la langue raconter, le coeur imaginer, tous les moyens que mon Amour invente afin de ramener vers Moi les pécheurs, les remplir de ma Vérité, leur donner ma Grâce, sauver leur âme. J’y suis poussé par cette inépuisable Charité qui Me les a fait créer, et aussi par les prières de mes fidèles. «Maintenant, ma fille bien-aimée, Je vous invite, toi et mes autres serviteurs, à M’offrir pour les pécheurs l’encens de vos continuelles prières, car Je veux faire miséricorde au monde. Ne vous laissez distraire par rien; supportez la fatigue et la peine; vous Me prouverez ainsi que vous M aimez. «Et Moi, J’accomplirai tous vos désirs.» Notre-Seigneur à sainte Mechtilde: «J’attends de toi un fruit au-dessus de tous les autres fruits; c’est que tu épanches en Moi seul toutes les délices de ton coeur.» “Ô mon unique Bien-aimé, comment puis-je faire cela?” «En M’offrant ton coeur en cinq manières: offre-le Moi comme des arrhes de fiançailles, avec toute la fidélité dont il est capable. Offre-le Moi comme un joyau dans toute la plénitude de ton coeur, en sorte que si tu jouissais de toutes les délices, tu y renoncerais volontiers pour mon Amour. Offre-le Moi comme une couronne dans tout l’honneur que tu pourrais acquérir en ce monde et dans l’Autre, afin que Moi seul, Je sois ta gloire et ta couronne. Offre-le Moi comme un flacon d’or où Je puisse boire ma propre douceur comme un vase où l’on conserve un mets exquis dans lequel Je pourrai Me nourrir de Moi-même.» Notre-Seigneur à sainte Mechtilde: «L’Amour avait comme affolé la Sagesse insondable de la Majesté divine; soumis la toute-Puissance; converti en mansuétude les rigueurs de la Justice, et enfin abaissé le Dieu de Majesté jusqu’à l’exil de votre misère. «Cet Amour tout-Puissant de mon Coeur était si grand chez Moi, qu’il triompha par la douceur et la patience des contradictions du monde et de la cruauté des juifs. Cet Amour dont J’étais si pénétré a changé pour Moi en douceurs toutes les amertumes de ce monde, et M’a fait trouver aimable l’horrible Mort que J’ai endurée pour le salut des hommes.» Notre-Seigneur à sainte Mechtilde: «L’âme doit penser quelle douceur et quelle suavité Je puis être pour elle, quelle puissance elle obtiendra, pouvant accomplir en Moi tout ce qu’elle voudra. Qu’elle le cherche seulement dans mon Coeur et Me le demande à la façon d’un enfant qui s’adresse à son père. Je suis pour elle un Ami très fidèle et très aimant; elle recevra en s’approchant de Moi la communication de mes Secrets, au point qu’elle ne pourra désirer savoir rien de plus. Elle sentira son coeur excité à prendre en Moi ses délices. D’un seul espoir, l’âme qui M’aime M’attire à elle plus vite que la parole.» Notre-Seigneur à sainte Mechtilde: «Un fidèle ami fait part de tous ses biens à son ami, et lui révèle tous ses secrets, ce que Je fais Moi-même à votre égard.» Et l’âme de Mechtilde se fondait tout entière en son bien-Aimé, en sorte qu’il lui semblait qu’elle n’était plus qu’un esprit avec Lui... Alors, le Seigneur lui dit: «Tu es ce que Je suis, commande ce que tu voudras.» “Mon Seigneur, les paroles de commandement ne me conviennent pas; cependant, si j’avais quelque pouvoir, je voudrais exciter toutes les créatures à consacrer à votre Gloire toute leur science et leur beauté.” «Je cueille dans l’âme, répartit Notre-Seigneur, tous les désirs qui la parent comme un champ de fleurs; Je les agrée comme le fait même; Je M’en compose une couronne... Ton âme est comme enfermée dans mon Coeur et Moi dans le coeur de ton âme, en sorte que Je te suis plus intime que ce que tu as de plus intime.» Notre-Seigneur à sainte Mechtilde: «Aimez-Moi ardemment; ne préférez jamais rien à mon Amour, ni même à mon Souvenir. Voyez combien l’âme est ingrate en s’éloignant de Moi, son très doux et très fidèle Ami, qui l’ai créée pour mon Amour et ma Louange afin qu’elle jouisse de Moi dans d’éternelles Délices.» Notre-Seigneur à sainte Catherine de Sienne: «Je vous conjure de M’adresser des prières pour les pécheurs, c’est pour eux que Je réclame vos larmes et vos sueurs, afin qu’ils reçoivent de Moi Miséricorde. Plus vous M’offrirez vos tendres et pressants désirs, plus vous Me témoignerez l’amour que vous avez pour Moi. Invoquez ma Miséricorde en présentant devant Moi l’univers entier. Vous devez Me rendre service par ce moyen.» Notre-Seigneur à sainte Mechtilde: «Réjouissez-vous en votre bien-Aimé dont l’Amour vous entoure avec autant de tendresse que celle d’une mère pour son unique enfant qu’elle veut toujours voir près d’elle, trouvant un grand charme à ses paroles. De même, et plus encore, J’aime en entendre de vous. Je désire ardemment votre coeur et que vous Me l’offriez comme une douceur exquise.» Notre-Seigneur à sainte Mechtilde: «Dieu votre Père, votre Époux, votre Ami, désire que vous Lui restiez toujours attachée et que vous ne vous écartiez jamais. Si vous vous écartez, Il vous laissera affliger pour vous rappeler à Lui, ainsi qu’une tendre mère châtie son enfant s’il vient à s’éloigner d’elle et à tomber, pour lui apprendre à ne plus la quitter.» Notre-Seigneur à sainte Brigitte: «Je t’appelle “ma fille”, car Je t’ai créée; Je t’appelle “mon épouse”, car Je t’ai rachetée et unie à Moi par Amour. L’âme ne doit rien désirer autant que Moi qui suis son Dieu. Si petite que soit l’affection qui entre en elle hors de Moi, soudain, elle est tachée... L’âme s’approche de Moi par les désirs ardents et l’Espérance.» Notre-Seigneur à sainte Mechtilde: «Le Désir dont Je suis continuellement enflammé pour l’âme est éternel, bien qu’elle soit tiède pour Moi et comme indifférente, afin que l’Amour de mon Coeur divin reste toujours immuable et brûlant pour elle. Et quand l’âme enfin n’a plus que du dégoût pour tout ce qui est de la terre, elle reçoit de Moi une joie telle qu’on ne pourrait lui comparer toutes les joies du monde, fussent-elles ressenties à la fois par un seul coeur.» Notre-Seigneur à sainte Gertrude et à tout chrétien qui jette un regard sur le crucifix: «Voilà comment pour l’Amour de vous, J’ai été attaché à la croix, déchiré de Plaies dans mon Corps, et les Membres disloqués. Et cependant, mon Coeur brûle encore maintenant pour vous d’un si tendre Amour que s’il était nécessaire pour votre salut, et qu’il n’y eût pas d’autre moyen de vous sauver, Je voudrais dans ce même moment souffrir pour vous seul tout ce que J’ai souffert pour le monde entier.» Notre-Seigneur à sainte Mechtilde: «Si vous ne pouvez aimer comme vous le voudriez à toute heure, au moins que vous ayez la volonté qui vous sera comptée pour le fait: volonté telle que, si vous pouviez avoir l’amour de tous les saints et de toutes les créatures, vous dirigeriez tout cet amour sur Dieu seul» Notre-Seigneur à sainte Brigitte: «Toute âme M’est si chère que J’ai permis que l’on coupât mes Nerfs, et que l’on déchirât ma Chair pour l’Amour d’elle, et mon Coeur s’est brisé par la violence de la douleur. Et ma Charité est toujours si ardente envers l’homme et brûle tellement qu’elle ne s’éteindra jamais. Et Je veux être aimé, car ma Pensée s’occupe sans cesse d’augmenter le bonheur de ma créature chérie et de faire mes Délices avec elle.» Notre-Seigneur à sainte Brigitte: «Si un pécheur M’appelle, Je cours à lui comme la mère à son fils qu’elle avait perdu et qu’elle retrouve. Ne vous épargnez donc pas, ô mes amis. Travaillez généreusement, aidez et portez avec Moi mes brebis et Je jure par mon Humanité Sainte que vous M’aurez Moi-même en récompense très précieuse, en Joie indicible et en Gloire éternelle!»