Sommaire Recueil AccueilSainte Mechtilde à la très sainte Vierge: “Ah! Que ne puis-je vous saluer de la plus douce salutation que jamais coeur humain imagina.” A peine avait-elle formulé ce désir que l’auguste Mère lui apparut, portant sur sa poitrine l’Ave Maria écrit en lettres d’or. «Jamais!, lui dit-elle, jamais l’homme ne surpassera cette salutation, et nul ne me salue plus agréablement que celui qui l’emploie avec révérence.» Notre-Seigneur à une âme intérieure, T.M.: «C’est le mois du Rosaire pour mon Église, c’est le mois de la prière [octobre].» Et comme le vent soufflait en tempête et que la pluie tombait à torrents, Notre-Seigneur ajouta: «La pluie est le symbole des Grâces que Je vais répandre sur mon Église pendant le mois d’octobre. Le vent représente la rage du démon pour les honneurs qui vont être rendus à ma Mère; Satan a pour Elle une haine plus grande que pour Dieu même.» La très sainte Vierge à sainte Brigitte: «Je suis comme l’arc sur les nuées du Ciel; il semble s’abaisser jusqu’à la terre et la toucher de ses deux bouts. Ainsi, je m’abaisse aux habitants de l’univers, en touchant les bons et les mauvais des deux bouts de ma prière assidue envers mon très cher Fils. Je m’abaisse aux bons afin qu’ils soient constants et fermes, et aux mauvais afin qu’ils n’avancent plus en leur malice et se convertissent.» La très sainte Vierge à sainte Brigitte: «Les Yeux de mon Fils étaient si beaux que ses ennemis mêmes se plaisaient à les voir. Bien que son Coeur fut opprimé de douleur, son Visage était si beau que nul ne le voyait sans être consolé. Son Coeur a tant d’Amour pour le mien qu’il ne peut pas refuser mes demandes.» La très sainte Vierge à sainte Brigitte: «Quand je nourrissais mon Fils, je Le voyais être si beau que ceux qui Le regardaient étaient soulagés de leurs douleurs et consolés en leur tristesse. Jamais la moindre souillure, jamais la moindre tache, de sa divine Personne. «J’étais en continuelle oraison, rarement vue et sortant très rarement; je m’humiliais aux plus petites oeuvres... Je fus discrète aux jeûnes, selon que ma nature le pouvait supporter. «Joseph me servait fidèlement, et jamais de sa bouche, on n’entendait une parole de cajolerie, de murmure ou de courroux. Contents de peu, nous donnions ce que nous avions de superflu aux pauvres. Joseph était soigneux en son labeur, doux à ceux qu’il reprenait, très fidèle témoin des merveilles de Dieu. Il était tellement mort au monde qu’il ne désirait que les choses célestes. «Il se rendait rarement aux assemblées des hommes et à leurs conseils, car tout son désir fut d’obéir aux volontés divines; c’est pourquoi sa gloire est maintenant grande. «Mon Fils travaillait de ses mains, et quand Joseph lui disait quelquefois, sans y penser: “Faites ceci ou cela”, Il le faisait, et de la sorte, Il cachait la puissance de la Divinité que Joseph et moi étions seuls à connaître. Il nous parlait, nous disait des paroles de consolation, des discours de Dieu, en sorte qu’Il nous comblait de joies indicibles. Nous L’avons vu souvent Anges qui chantaient sur Lui. «Je savais ce qui était écrit de mon Fils, et mon coeur était rempli de tristesse et d’amertume. J’étais un jour plongée dans la douleur et dans la considération de sa Passion. Il me dit “Ne croyez-vous pas, ma Mère, que Je suis en mon Père, et que mon Père est en Moi? Pourquoi vous affligez-vous?... La Volonté de mon Père veut que Je souffre la mort, et ma Volonté est celle de mon Père. La Chair que J’ai reçue de vous doit souffrir, afin que la chair des autres soit rachetée et que l’âme soit sauvée.” «J’ai vécu longtemps après l’Ascension de mon Fils, et Dieu l’a voulu afin que les âmes fussent converties à Lui, les Apôtres et les Élus affermis en voyant ma patience invincible et le règlement de ma vie. Tout le temps que j’ai vécu, j’ai visité les endroits où mon Fils a souffert et où Il a manifesté ses Merveilles; aussi sa Passion était empreinte dans mon coeur. Mes sens étaient retirés de ce qui est du monde, et j’étais incessamment enflammée de saints désirs et exercée par des douleurs. «Ô ma fille! Souvenez-vous toujours de la Passion très amère et de la mort horrible de mon très cher Fils! Souvenez-vous des Plaies de ses Pieds et de ses Mains! Par ces os si durs, les clous sont entrés! Quelle peine cruelle Il a soufferte, mû à cela par les ardeurs des divines Amours dont Il brûlait pour les âmes! «Pensez aussi quelle était ma douleur! Nul homme ne la peut comprendre. Tous ceux qui étaient dans le sein d’Abraham eussent mieux aimé être en enfer que de voir une si épouvantable peine en leur Seigneur... Et moi, sa Mère, j’étais debout devant Lui!.. «Ah!, désirez maintenant, ma fille, endurer toute sorte d’adversités plutôt qu’être séparée de Dieu en jouissant de tous les plaisirs. Fuyez l’inconstance du monde qui n’est qu’une vue passagère, une vision vaine, une fleur qui se fane et se flétrit soudain.» La très sainte Vierge à Marie Lataste: «Je suis la mère de tous les hommes, puisque je suis la mère de Celui qui les a créés. Combien les âmes rachetées au prix du Sang de mon Fils, m’ont coûté cher, ma fille; combien ce rachat m’a fait souffrir!... Je suis le refuge de tous les pécheurs; je suis la Cité du refuge; même les plus grands pécheurs peuvent se réfugier en moi; je n’en rejette aucun... Je suis la consolation des affligés; toutes les afflictions ont été en moi; j’ai reçu en moi, à la mort de mon Fils, toutes les afflictions. Je sais compatir â toutes les douleurs.» Bossuet: «Marie est le ministre de Dieu au département de la Bonté. Elle ne condamne pas, elle ne brise pas; mais elle ranime, elle vivifie tout ce qu’on lui présente. L’amour des mères a des bornes, le sien n’en a pas.» R. P. de Ravignan: «Notre-Seigneur nous a donné à sa Mère pour abri, pour refuge; et ce qu’il ne lui a pas accordé à elle, Il nous l’a donné à nous, car elle monté avec son divin Fils au Calvaire, et elle n’avait pas une autre sainte Vierge pour s’appuyer sur elle.» Saint Bernardin de Sienne: «Marie se fait un plus grand bonheur de vous accorder des grâces, que vous ne pouvez mettre d’empressement à les recevoir.» Saint Bonaventure: Marie nous aime incomparablement plus que ne le pourrait aucune mère de la terre.» Saint Basile: «Marie est I’hôpital des pécheurs.» Saint Alphonse de Liguori: «Celui qui sert Marie est aussi sûr du Paradis que s’il y était déjà.» Bossuet: «Allez à Marie!; allez à cette Mère incomparable, et croyez qu’elle ne vous discernera plus d’avec son cher Fils. Elle vous considérera comme la chair de sa chair, les os de ses os; elle vous regardera comme autant de Jésus-Christ sur la terre; l’amour qu’elle a pour son Fils est la mesure de celui qu’elle éprouve pour vous.» Sainte Chantal: «On fait une prière fort agréable à la Sainte Vierge quand on loue Dieu des grandeurs qu’il a mises en elle, et du choix qu’il a fait d’elle pour être sa digne et vraie Mère.» Saint Louis-Marie Grignon de Montfort: «L’Ave Maria, c’est une rose vermeille qu’on présente à Marie, c’est une perle précieuse qu’on lui offre, c’est une coupe de nectar qu’on lui donne.» Bienheureux Alain de la Roche: «Quand on récite l’Ave Maria, l’enfer tremble, les démons prennent la fuite, le Ciel tressaille d’allégresse. Les grains bénis du Rosaire glissent entre les doigts, comme la semence féconde glisse entre les mains du semeur, pour aller germer dans le sein de la terre.» F.X.: «Voyez Nazareth, voyez cette cabane de deux petites pièces. Point de tapis, point de dorures dans cette humble demeure où une femme raccommode quelques vêtements. Et cette femme si belle, si dénuée de richesse, et qui est sa servante et la servante de sa famille, c’est Marie! Marie, la Mère de Dieu et notre tendre mère!... Dieu la voulait pauvre; c’était au Ciel seulement qu’elle devait être Reine; et là, au milieu des splendeurs de sa Gloire, elle aime encore le souvenir de Nazareth.» La Vierge Marie était si belle que saint Denis l’Aréopagite nous a laissé par écrit que, la première fois qu’il la vit, il se trouva si frappé du charme admirable que le Très-Haut avait mis en Elle, et par sa beauté incomparable, qu’il l’aurait prise pour une divinité si sa Foi, dans laquelle il était bien confirmé, ne lui avait appris le contraire. “Ô Marie! ma Mère! s’écria un jour saint Alphonse Rodriguez, je vous aime tant qu’il me semble que vous ne pouvez m’aimer autant que je vous aime!” «Insensé! lui répondit l’auguste Marie, sache qu’il y a, entre ton amour pour moi et le mien pour toi et pour tous mes enfants ici-bas, autant de distance qu’il y en a entre le Ciel et la terre.»
MARIE
Notre-Seigneur à Marie Lataste: «Tout vient de Moi pour le bonheur et la sanctification des hommes; mais tout passe par ma Mère... et jusqu’à la fin des temps, Je bénirai et sauverai les hommes parce que ma Mère les bénira, les sauvera pour Moi.»