Sommaire RecueilLE PROCHAIN
Notre-Seigneur à sainte Brigitte: «Aime ceux qui semblent vous détracter et vous haïr le plus, car ceux-là vous offrent et vous donnent de plus grandes occasions de couronnes.»
Notre-Seigneur à sainte Gertrude: «Considère que J’ai conféré de grands honneurs à ma Croix, à la couronne d’épines, à la lance et aux clous qui n’ont servie qu’à mon Supplice; laissant dans l’oubli toute autre chose dont Je Me suis servi en mon Humanité, comme sont les vases où Je Me suis baigné dans mon Enfance et d’autres objets. Je désire que mes Amis intimes Me suivent en cette conduite en s’efforçant de rendre le Bien pour le mal. Ils retirent incomparablement plus de profit pour le Ciel de leurs ennemis que de leurs amis... S’il arrive que, sur le moment de l’offense, ils oublient d’agir avec cette bénignité, plus tard ils s’efforceront de mieux faire. Je laissai aussi ma Croix cachée en terre pour ensuite l’exalter.» Notre-Seigneur à sainte Mechtilde: «Il faut garder ses yeux de tout regard curieux, ses oreilles d’entendre jamais ce qui peut nuire aux autres et tacher son coeur, interdire à sa bouche toute parole inutile. Si l’on voit ou si l’on entend quelque chose d’illicite, ne permettre jamais à sa bouche d’en parler.» Notre-Seigneur à sainte Catherine de Sienne. «Il faut t’abstenir de tout jugement sur ce que tu vois faire contre toi ou contre les autres. Il ne faut jamais considérer la volonté de l’homme, mais voir en toute chose ma Volonté à Moi. Au milieu des injures et des préjudices que tu subis, juge que ma Volonté les permet pour éprouver et pour fortifier la vertu en toi et en mes serviteurs. Celui qui vous fait souffrir est un instrument choisi par Moi. Ma fille, ton emploi et celui de mes serviteurs est de rendre honneur et gloire à mon Nom, en M’offrant l’encens d’une continuelle prière pour tous ces malheureux dont les péchés méritent les rigueurs de mes Jugements.» Notre-Seigneur à la vénérable Benigna: «En épargnant au prochain les épines des petites difficultés, des petites incommodités, on enlève à ma douloureuse couronne, les épines.» Notre-Seigneur à sainte Mechtilde: «On commet une grande faute en jugeant son prochain. Si l’on en porte un faux jugement, on se rend aussi coupable qu’il l’eût été, s’il avait fait le mal qu’on lui impute. S’il a réellement commis ce qu’on en dit, et qu’on en juge selon son propre sens et opinion, sans connaître son intention, on se rendra encore aussi coupable que lui, et si l’on n’en fait point pénitence, on subira aussi le même châtiment.» Sainte Brigitte à la très sainte Vierge. “Ô ma très chère Dame, cette pensée me vient souvent en la mémoire qui me dit: Si vous êtes bonne, votre bonté vous suffit; que vous importe donc d’enseigner les meilleurs? Ne vous occupez point d’eux. Cette pensée obscurcit mon esprit.” La très sainte Vierge lui répondit: «Satan empêche qu’on exhorte les bons, de peur qu’ils ne soient élevés à un plus haut degré de perfection et enrichis de plus grands mérites. Oui, ma fille, les amis de Dieu doivent travailler afin que les bons parviennent à la perfection et, s’il se peut, que les méchants deviennent bons. Sachez que quiconque aurait le désir de mettre dans le coeur de tous les passants le nom de Jésus-Christ, bien qu’aucun ou très peu en veuillent profiter, néanmoins il obtiendrait la même récompense que si tous en avaient profité. C’est pourquoi il ne faut pas cesser de travailler, bien que peu ou pas un reçoivent la parole divine.» La très sainte Vierge à sainte Brigitte: «Venez, ma fille, et recevez cette couronne composée de sept pierres précieuses, prix de votre patience.» «La première pierre de cette couronne est un Jaspe, qu’a mis sur votre tête celui qui vomissait sur vous des paroles injurieuses et criait qu’il vous était plus convenable de filer de la laine que de parler de la Sainte Écriture.» «La deuxième est un Saphir, que celui qui vous louait devant vous et médisait de vous en votre absence, a mis en votre couronne.» «La troisième pierre est une Émeraude, ajoutée à votre couronne par celui qui vous a dit que vous parliez sans savoir ce que vous disiez.» «La quatrième pierre est la Marguerite, perle que vous donna celui qui, en votre présence, accabla d’injures l’ami de Dieu [probablement saint Jean de la Croix], lesquelles injures vous ressentiez plus durement que les vôtres.» «La cinquième pierre est une Topaze. Celui qui vous parla si amèrement vous l’a donnée, parce que vous avez prié pour lui qui vous avait lésée et offensée.» «La sixième pierre est un Diamant. Cette pierre vous a été donnée par celui qui vous frappa et vous endommagea grandement, ce que vous tolérâtes avec patience, ne le voulant point déshonorer.» «La septième pierre est une Escarboucle. Elle vous a été donnée par celui qui vous annonça méchamment de fausses et fâcheuses nouvelles, que vous reçûtes avec patience et résignation.» «La malice des hommes, ma fille, éprouve le juste pour sa glorification, afin qu’il devienne tout céleste et que la superbe ne le surprenne» Sainte Gertrude pensait un jour à des personnes qui avaient fait grand’mal au monastère par leurs duperies, leurs voleries, et qui avaient même encouru l’excommunication. Notre-Seigneur apparut à la sainte, comme souffrant beaucoup de douleur dans l’un de ses Bras, et Il lui dit: «Considérez, Gertrude, quel tourment Me causerait celui qui Me frapperait maintenant à coups de poing sur ce Bras malade; et pensez que Je suis frappé de cette manière par tous ceux qui, par compassion de la perte des âmes de ceux qui vous persécutent, ne font autre chose que s’entretenir malicieusement de leurs crimes, sans se souvenir que ces malheureux sont mes Membres. S’ils imploraient pour eux ma Miséricorde, ils feraient à mon Égard, la même chose que s’ils adoucissaient la douleur de mon Bras avec de très excellents onguents. Je désire avec une Ardeur incroyable leur conversion.» Sainte Gertrude avait fait l’abandon de tous ses mérites aux défunts. Elle ressentit un jour quelque tristesse, se voyant ainsi dénuée, et elle dit au Seigneur: “J’espère, Seigneur, que Vous jetterez sur moi vos Regards de compassion dans ma grande pauvreté.” Notre-Seigneur lui répondit: «Que puis-Je faire de plus avantageux pour ceux que l’Amour a fait se dépouiller de la sorte, que de les couvrir de mes propres Mérites, et de travailler avec eux pour leur faire recouvrer ce qu’ils ont donné par amour à leur prochain?» “Quoique Vous fassiez, Seigneur, je ne pourrai jamais paraître devant Vous que toute dépouillée de mérites, car j’ai renoncé pour les défunts à tous les mérites acquis et à acquérir.” «Ne savez-vous pas, ma fille, qu’une mère laisse asseoir à ses pieds ceux de ses enfants qui ont des habits qui les couvrent, tandis qu’elle enveloppe de sa robe et qu’elle enserre dans ses bras celui à qui l’âge ne permet pas de se vêtir soi-même? «Ceux-là ne possèdent que de petits ruisseaux, qui s’appuient en quelque façon sur le mérite de leurs propres actions mais ils puisent aux plus profonds abîmes de la mer, ceux qui, dans une humble charité, ont comme anéanti pour eux-mêmes tous leurs mérites; ils ont, à la place, Dieu tout entier, fonds inépuisable de richesses et de bonheur.» Saint Vincent de Paul: «Quelques-uns sont si terrestres, si grossiers, qu’on a de la peine à reconnaître, en eux, la figure et l’esprit d’une créature raisonnable. Regardons-les au flambeau de la Foi, et voyons-les gravés profondément dans le Coeur de Dieu.» Bossuet. «Dieu se sert souvent d’un diamant pour polir un autre diamant. Oh! Que cette pensée est utile pour se consoler et pour ne jamais se scandaliser des petites persécutions dont les gens de bien sont les auteurs, les uns à l’égard des autres!» Louis Veuillot: «On m’a diffamé, insulté dans toutes les langues. Ce sont des racines de chicotin, amères, cruelles, mais qui ne font que purifier le sang.» Saint François de Sales: «Ceux qui m’applaudissent m’exposent au danger de me perdre par la présomption; ceux qui me méprisent me mettent dans la voie du Salut.» « Les hommes, à tout âge, ont des illusions; leur vie, hors de Dieu, n’est qu’une succession d’illusions. » «On a beau dire, la seule, la vraie source de l’affection pour le prochain, c’est l’Amour de Dieu.» « L’homme après la chute, est ainsi constitué que le bonheur des autres double sa misère. » « La tendance naturelle de l’égoïsme et de la vanité est de chercher son plaisir dans la souffrance et l’humiliation d’autrui. » Bossuet: «L’Amour de Dieu est le fondement nécessaire de la charité envers les hommes, et c’est le seul. Celui qui aime Dieu véritablement est capable d’aimer cordialement tous les hommes. Celui qui n’aime pas Dieu, quoiqu’il dise ou quoiqu’il promette, n’aimera que lui-même.»
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