Sommaire RecueilLA CONFIANCE ET L'ABANDON
Quiconque accepte ma Volonté qui s’oppose à la sienne, celui-là devient avec Dieu un même esprit.
Notre-Seigneur à sainte Gemma Galgani: «Mon Assistance paternelle ne peut faire défaut à celui qui s’abandonne entre mes Mains; rien donc ne te manquera, lors même que Je t’enlèverais toute consolation et tout appui sur la terre.» Notre-Seigneur à sainte Gertrude: «Je regarde avec Bonté tout ce qui se fait pour ma Gloire: prières, jeûnes et autres oeuvres de piété; néanmoins, quoique beaucoup ne le comprennent point, la confiance avec laquelle mes Élus ont recours à Moi dans leur fragilité, Me touche encore plus sensiblement» Notre-Seigneur à sainte Chantal: «Mon Coeur est rempli d’Amour pour les âmes qui se confient et s’abandonnent à Moi en sincérité de coeur. Elles sont mes épouses que j’aime chèrement.» Notre-Seigneur à sainte Marguerite-Marie: «Tu dois M’être tout abandonnée, puisque tu ne manqueras de secours que quand Je manquerai de puissance.» Notre-Seigneur à la Vénérable Benigna: «Dans l’âme dépouillée de sa volonté, Je prends mes Délices. Je Me fais, de ces âmes fidèles, une armée pour sauver le monde qui court au précipice. Je l’arrêterai au moyen de ces âmes généreuses, abandonnées à ma Conduite.» Notre-Seigneur à sainte Véronique Juliani: «Je donnerai mon Coeur comme demeure à quiconque se conformera à ma Volonté. Mais qu’il y en a peu! Tous veulent ma Volonté; mais qu’ils sont rares ceux qui veulent se dépouiller de la leur! Or, qui tient à sa volonté ne peut vouloir la Mienne, et n’entrera jamais dans mon Coeur.» Notre-Seigneur à sainte Catherine de Sienne. «L’âme goûte la Vie éternelle dès qu’elle est délivrée de l’enfer de sa propre volonté. L’homme souffre une sorte d’enfer quand il obéit à sa propre volonté.» Notre-Seigneur, en parlant de Gertrude à une autre sainte: «Quand il lui survient des accidents fâcheux, la seule pensée qu’ils lui arrivent par l’Ordre de ma Providence adoucit ou bannit tous les chagrins de son esprit. Elle juge que tout ce que je fais est très juste et très bon, et rien n’est capable de la jeter dans le trouble et la confusion.» Notre-Seigneur à sainte Gertrude: «Si Je savais ne pouvoir secourir quelqu’un qui se réfugie sous ma Protection, rien ne pourrait soulager mon Coeur. La confiance avec laquelle on M’implore fait une telle violence à ma Tendresse, que Je ne puis en aucune manière lui faire défaut.» Sainte Gertrude à Notre-Seigneur: “Seigneur, je mets en Vous toute ma confiance. Je Vous abandonne, quoiqu’il puisse m’advenir, le succès de tous mes desseins, selon les décrets de votre Volonté.» Notre-Seigneur reçut cette offrande avec les marques de joie qu’aurait un malade abandonné si on lui présentait un remède attendu et désiré longtemps et dont il espère recevoir la santé. Puis, il dit à. la sainte: «Soyez la bienvenue, ma chère épouse, vous qui êtes le baume agréable de mes Plaies et l’adoucissement de toutes mes Douleurs par votre confiance pleine et entière en ma Bonté.» La très sainte Vierge à Marie Lataste: «La soumission à la Volonté de Dieu est préférée par Lui à tous les jeûnes, à toutes les austérités, à toutes les oeuvres.» Sainte Gertrude: L’âme qui, s’abandonnant entièrement à Dieu, ne cherche que l’accomplissement de sa Volonté en toutes ses actions, la Grâce l’a déjà rendue parfaite aux Yeux de Dieu.» R. P. Milley: «Dans l’abandon, l’unique règle est le moment présent. L’âme y est légère comme une plume, simple comme l’enfant, pour recevoir toutes les impressions de la Grâce.» Sainte Catherine de Gênes: «Nous ne devons jamais désirer que ce qui nous advient de moment en moment, acceptant tout ce qui arrive en conformité à la pure Ordonnance de Notre-Seigneur Jésus-Christ, Il pourvoit à tout ce qui est nécessaire; sa Providence est merveilleuse. On n’honore Dieu qu’en se fiant à Lui.» Une âme intérieure, T.M.: «Notre-Seigneur veut que je ne m’occupe que du moment présent. Je suis Dieu... Dieu s’occupe de moi... Dieu m’aime... Que peut-il me manquer? Que puis-je craindre si je réponds à son Amour très tendre?» Saint François de Sales: «L’abandon, cette vertu des vertus, est seule digne d’être pratiquée par les plus chers enfants de Dieu. Voir en tout sa Volonté, se reposer entre les Bras de la Providence, ne penchant d’aucun côté, ne désirant rien que ce qu’il Lui plaît d’envoyer...» R. P. de Caussade: «Vous voulez que je vous indique la voie la plus courte pour arriver à la perfection?... La voici: c’est l’abandon, oui, l’abandon entier, absolu; c’est là le comble et le résumé de la perfection chrétienne, parce que la perfection consiste dans le pur Amour, et que l’exercice du pur Amour consiste dans l’abandon. Saint Augustin: «L’abandon est le fruit délicieux de l’Amour!» Saint Jean Eudes: «La défiance lie les mains de la divine Bonté. Ne mettons notre confiance et notre appui qu’en Dieu seul. S’Il a soin des cheveux de notre tête, combien davantage encore de ce qui est plus important!» Saint François de Sales: «L’enfant qui est dans les bras de sa mère n’a besoin que de la laisser faire, et de s’attacher à son col. Une âme, ainsi abandonnée à Dieu, lui est chère comme la prunelle de son Oeil. Notre corps n’est plus nôtre, le grand Roi Jésus l’a choisi pour son siège.» Vénérable Père Garicoïts: «Si je voyais tous les puissants du jour, tous les magistrats, tous les souverains de l’univers, s’occuper de mes intérêts, de mon avenir, je serais transporté hors de moi-même... Et Dieu, dont l’immensité remplit le Ciel et la terre, Dieu qui tient l’univers dans sa Main, Dieu pense à moi sans cesse! Sans cesse, Il s’occupe d’augmenter mon bonheur!» Saint Bonaventure: «Dieu nous aime plus que nous ne pouvons nous aimer nous-mêmes. La confiance et l’abandon sont le plus bel hommage que nous puissions rendre à son Amour.» Sainte Chantal: «Seigneur, je ne veux plus de choix! Touchez telle corde de mon luth qu’il vous plaira, jamais il ne sonnera que cette seule harmonie: Oui, Seigneur Jésus, sans si, sans mais, sans exception, que votre Volonté soit faite sur toutes choses, et sur moi-même. » Saint Vincent de Paul: «L’abandon à la Volonté de Dieu est une vraie communion, communion à Dieu même, communion perpétuelle... Puisons le Bonheur là où il est, dans sa source, dans l’acquiescement complet à la Volonté de Dieu.» Sainte Véronique Juliani: «Le Seigneur m’a fait connaître que si nous sommes disposés à faire sa Volonté, il pense pour nous, sans que nous Lui disions rien, et il subvient à tous nos besoins sans fatigue de notre part. Il est plus désireux de nous accorder ses Grâces que nous de les recevoir.»
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