Adversité Petites Choses Valeur de l'Âme HumilitéPRÉCIEUX RECUEIL de SPIRITUALITÉ Sursum Corda!
La PassionNIHIL OBSTAT C. Ginet, Chanoine de Saint-Jean-de-Maurienne IMPRIMATUR † Adrien, Évêque de Maurienne Saint-Jean-de Maurienne, Le 12 Avril 1919 IMPRIMATUR Nice, le 1er Janvier 1923 F. Chanvillard, v.g.
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Le Prochain CommunionPROLOGUE Qu’il soit ainsi qu’un arbre dans la plaine, un puits dans le désert, un phare sur les écueils, un foyer où l’on viendra chercher de la lumière et de la flamme!... Sainte Thérèse affirme que la capacité de notre âme étant infinie, elle désire toujours s’entretenir de nouvelles pensées, parce qu’une seule n’est pas capable de la contenter. Afin d’empêcher que l’âme s’attiédisse et pour ranimer le feu du divin Amour, il faut que nous nous retrempions en de nouvelles pensées, conservant ainsi notre esprit et notre volonté dans une vigueur active et forte, qui maintient l’âme lucide et reposée comme sur un ferme îlot. Il peut sembler d’abord qu’il y a en cela de l’imperfection; c’est néanmoins une conduite de la Providence qui fait que notre âme, suivant son inclination naturelle, s’occupe sans cesse à mieux connaître Celui dont la Puissance peut créer un nombre infini de mondes, et qui est si sage qu’Il les pourrait gouverner comme Il gouverne celui-ci, sans que la Providence manque à aucune créature, depuis le plus grand des Séraphins, jusqu’au plus petit ver de terre. Ce feu de l’Amour de Dieu que nous voulons conserver, augmenter dans nos âmes, a besoin de beaucoup de bois, et il faut tous les jours en mettre du nouveau, parce que la chaleur de notre volonté est si agissante qu’elle le consume entièrement, et quelque quantité qu’il y en ait, elle trouvera toujours que c’est peu... jusqu’au jour où, dans la parfaite possession du Bonheur, que nous plaçons au dessus de tout ce que le génie de l’homme peut acquérir; du Bonheur que Salomon avait cherché, s’écriait-il, en tout ce qu’il y a sous le soleil et dans toutes les créatures, et à qui tout l’univers avait si lamentablement répondu: «Vanité! Vanité! Néant!..» jusqu’au jour, dis-je, où l’âme en possession de ce Bonheur verra ce feu d’amour devenir sa divine et éternelle Nourriture. Au début de ce recueil, qui contient maintes citations des révélations de Notre-Seigneur à Sainte Mechtilde, à Sainte Gertrude, à Sainte Brigitte, etc., il est opportun de rappeler en quelques lignes les jugements portés par Jésus-Christ Lui-même sur leurs ouvrages. On avait écrit les révélations de sainte Mechtilde sans qu’elle le sût quand elle l’apprit, elle fut si contristée, qu’elle ne pouvait s’en consoler. Notre-Seigneur lui apparut alors, le livre appuyé sur son Coeur: «Ne crains rien, dit-il, ce livre est mon ouvrage. C’est Moi qui ai tout fait; Je le préserverai de tout dommage et de toute erreur. Le don que tu as en vient de Moi. Tout ce qui est écrit dans ce livre a coulé de mon Coeur divin. Ceux qui le liront seront illuminés par la lumière de la connaissance, et les affligés y trouveront la consolation. Tous ceux qui Me cherchent y trouveront une cause de joie; ceux qui M’aiment s’embraseront davantage en mon Amour. C’est mon Esprit qui a poussé à écrire ce travail. En toute vérité, tous les mots sont écrits d’après mon Esprit et brilleront sans fin devant mes Yeux. Celui qui aimera ce don aura sa part aussi véritablement que l’âme qui l’a reçu de Dieu. Tous ceux qui aimeront mes Dons chez les autres en auront le même mérite et recevront la même gloire que ceux à qui Je les ai Octroyés.» Ainsi Notre-Seigneur délivra sainte Mechtilde de son chagrin. Elle lut ce manuscrit et chaque fois qu’il se rencontrait un passage douteux, elle en référait au Seigneur, et le Seigneur devint Lui-même, par ce moyen, le correcteur de son livre. Notre-Seigneur dit aussi à sainte Brigitte: “Je suis semblable à un Seigneur de qui l’ennemi a tellement détourné les enfants qu’ils ne veulent plus lever les yeux vers leur Père et vers leur héritage. Je vous commande d’écrire ce que vous verrez et connaîtrez de Moi. Et vous enverrez ces écrits à mes enfants et à mes amis, afin que par eux la doctrine en soit semée parmi les nations, que tous comprennent leur ingratitude et ma Patience, car Je veux montrer aux nations ma Justice et ma Charité..." Sainte Gertrude reçut de même l’ordre d’écrire le livre des révélations: «Je veux, lui dit Notre-Seigneur, donner dans vos écrits un témoignage assuré et incontestable de ma divine Bonté. Les faveurs que vous avez obtenues de Moi, feront naître la dévotion dans le coeur de ceux qui, considérant l’effusion de ma Grâce et l’excès de ma Bonté, s’efforceront ensuite de changer leur vie présente en une vie plus parfaite. Et Je me prépare à combler de mes Grâces un grand nombre de personnes.» Ces paroles ayant jeté sainte Gertrude dans l’abattement (car elle considérait qu’il lui serait difficile et même impossible de trouver des paroles capables d’exprimer à l’esprit humain les faveurs dont elle était l’objet), Notre-Seigneur lui dit: «J’ai mis ma Grâce d’une telle manière en vous que Je veux qu’elle Me rapporte un fruit considérable. Je vous inspirerai successivement jusqu’aux paroles mêmes, suivant l’étendue de votre esprit.» Et, en effet, le divin Maître lui suggéra avec abondance et douceur ce qu’elle a écrit de tous les Dons de Dieu, et elle le fit sans peine. Après que le livre fut achevé, le Seigneur lui dit:«Je mets ce livre tout proche de mon Coeur afin d’en pénétrer toutes les paroles d’une Douceur divine. Je consacre par ma Bénédiction tout ce qui y est écrit. J’y goûte avec joie la douceur incompréhensible de mon Amour. J’agrée infiniment la bonne volonté de celle qui l’a composé. J’y considère avec un Plaisir incroyable les effusions de ma Miséricorde, dont tout cet ouvrage n’est qu’un long récit. Je veux que la lecture en soit accompagnée de ma Grâce. Je veux que mes cinq Plaies en soient comme le précieux ornement et que les sept Dons du Saint-Esprit en soient comme les sept Sceaux. «Les richesses de ma Grâce permettront à chacun de trouver en lui ce qu’il y voudra chercher.»