Retour à l'accueilMarie est l’Escabeau du Ciel entre la Trinité et l’humanité.
«La dévotion à Marie, dit saint Alphonse, est un signe de prédestination. Elle se résume dans ces deux mots: obéir à Marie, accomplir ce qui Lui plaît. Ce n’est pas celui qui dit: Seigneur, Seigneur, qui entrera dans le royaume des Cieux, dit Notre-Seigneur, mais celui qui fait la Volonté de Mon Père. La Très Sainte Vierge pourrait nous dire la même chose. » «Bien des gens, même de ceux qui se prétendent catholiques, mettent de plus en plus en doute ou rejettent carrément le rôle de la Très Sainte Vierge dans l’économie du salut. Selon ces personnes, la dévotion mariale serait sans fondement ou, pour le moins, tout à fait accessoire. C’est là une erreur, ou plutôt, devrions-nous dire, une hérésie monumentale. Donc, à ceux qui demandent: “Pourquoi la Très Sainte Vierge?” La réponse est très simple: Marie vient réparer ce que la première femme a fait. Le mal s’est fait par EVA, il sera réparé par l’AVE. Dieu le Père en a décidé ainsi quatre mille ans avant la venue de Jésus-Christ sur terre!» «La croix embrassée avec amour devient légère. La Sainte Vierge est tout près de nous pour nous soutenir. Comme le dit saint Louis-Marie de Montfort: “Marie, est la confiture des croix”. Elle Se tient près de nous pour nous obtenir des grâces particulières, pour nous aider à porter notre croix et nous donner même une certaine allégresse dans notre coeur.» «C’était un acte divin et surnaturel pour sainte Anne et saint Joachim de porter la petite Marie au Temple à l’âge de trois ans. La Sainte Vierge devait passer par ce chemin pour être toute purifiée, pour pratiquer le surnaturel. Dans la Cité Mystique, nous lisons que les âmes choisies particulièrement par Dieu sont placées par Ses soins dans une sphère tout à fait surnaturelle.» «Les croix portées avec amour sont le partage des élus. Oui, la terre est triste, et cependant ce n’est que sur la terre que nous pouvons acquérir la bienheureuse éternité. Ne nous laissons pas accabler par des pensées noires. Élevons nos cœurs à Dieu, allons avec confiance au trône de la miséricorde; allons à Marie, Elle est notre Mère, Elle est notre refuge, Elle est la force des faibles, la joie des cœurs purs, l’âme des âmes, Elle est notre Mère, c’est tout dire, Elle est la porte du Ciel.» (Bse Mélanie Calvat, le 5 avril 1888) «Le mérite du chrétien réside dans sa correspondance à la grâce divine. La Sainte Vierge était tout à fait soutenue par la grâce. Elle a quand même eu du mérite parce qu’Elle y correspondait. Elle n’avait pas d’inclination au mal, mais pour correspondre à la grâce, Elle devait tout de même poser des actes humains et Elle les a posés. C’est ce qui a fait Son mérite.» «La Sainte Vierge a été conçue sans péché. Elle n’était pas un paquet de misère, mais un chef-d’œuvre de sainteté. Elle savait qu’Elle avait reçu de Dieu ce don gratuit, par pure bonté. C’est pour cette raison qu’Elle dit dans Son Magnificat: Le Tout-Puissant a fait en Moi de grande choses. Elle ne niait pas l’Œuvre de Dieu en Elle; Elle en rendait grâce à Dieu.» «La Très Sainte Vierge était modeste, effacée, malgré les grâces extraordinaires reçues du Ciel. Les gens qui La côtoyaient ne pouvaient soupçonner tous les privilèges, toutes les prérogatives qu’Elle avait reçus du Ciel, tellement Elle était simple, sans aucune affectation. La Sainte Vierge paraissait être une personne tout ordinaire, mais Elle brillait par Son humilité, Son effacement, Son amabilité, Son dévouement, Sa charité, et Sa bonté.» «Toute charitable qu’Elle était, la Sainte Vierge n’était pas molle. Elle rectifiait tout de suite les personnes qui manquaient à la charité. Elle ne tolérait pas les manquements à la charité. Ce n’est pas tout de ne rien dire contre notre prochain, il ne faut pas davantage laisser dire des paroles contre la charité. Nous n’avons pas le droit de les écouter. «Quand une personne de la foule dit à Notre-Seigneur: Bienheureuse celle qui est Votre mère! Jésus lui répondit: Bienheureux plutôt ceux qui écoutent la parole de Dieu et la mettent en pratique. Ce ne sont pas tous les privilèges de la Sainte Vierge qui L’ont fait grande devant Dieu, ce n’est pas même d’avoir été la Mère de Dieu, mais c’est d’avoir accepté et accompli la Volonté de Dieu.» «Pour atteindre le but du rosaire, il faut méditer sur la vie de Jésus et de Marie. Nous y arriverons en contemplant intérieurement ce divin Modèle et notre Mère du Ciel. Intérieurement il faut essayer de nous Les représenter dans leur vie, nous demandant ce qu’Ils faisaient. Comment se comporteraient-Ils s’Ils étaient à notre place? Comment réagiraient-Ils? Quelles seraient leurs paroles? Ce sont nos Modèles.» «L’amour doit être intelligent et capable de réprimander quand il le faut. Mais en même temps, il faut avoir des sentiments de bienveillance, accorder du crédit à tout le monde. À une âme qui disait un jour à la Sainte Vierge qu’un tel était un voyou, Celle-ci la reprit aussitôt par ces mots: “Ma fille, ne parle pas ainsi. Dis que c’est une âme qui s’oublie.” Voilà l’amour... Les plus grands pécheurs sont touchés par ces douces paroles de la Sainte Vierge et de Jésus.» «Si nous voulons marcher dans la lumière, il nous faut marcher sur les traces de Jésus, il faut aller à Son école et à l’école de Sa Mère, car les deux ne font qu’un. Qui dit Marie dit Jésus; qui dit Jésus dit Marie. Il n’y a pas de cloison. Nos frères protestants ont été trompés. Le diable leur a mis dans la tête que Marie S’opposait à Jésus. La Sainte Vierge est la copie fidèle de Son Divin Fils. En regardant Marie nous regardons Jésus; ils ne font qu’un.» «Contempler la vie de Marie, c’est contempler la vie de Jésus. Marie est le miroir de Dieu. C’est cette contemplation que nous faisons tout en disant les Ave Maria qui sont comme une ritournelle, une pieuse ritournelle. Si nous invitons les Anges à se joindre à nous, nous expérimenterons comme il est intéressant de dire le chapelet dans cet esprit. Pendant que nous le récitons sur la terre, les Anges le chantent au Ciel pour ravir le Ciel. C’est une ritournelle dont le Ciel ne se fatigue pas. Il ne faut pas s’en fatiguer nous-mêmes. Chaque Ave Maria, dit Montfort, met en branle tout le Ciel et écrase l’enfer.»
Suite...