AccueilLe sentiment de l'abandon, la détresse profonde
Dans le livre du prophète Isaïe, au chapitre 30, et au verset 15, nous lisons : « Car ainsi a parlé le Seigneur, l'Eternel, le Saint d'Israël : c'est dans la tranquillité et le repos que sera votre salut. C'est dans le calme et la confiance que sera votre force. Mais vous ne l'avez pas voulu ! » . Alors puisque le Seigneur nous dit : "Je ne t'abandonnerai jamais, je serai avec toi dans la détresse et je te glorifierai", c'est cette attitude qu'il nous demande d'avoir dans ce moment-là : c'est dans la tranquillité et le repos que sera votre salut, c'est dans le calme et la confiance que sera votre force. Et nous devons le vouloir. "Vous ne l'avez pas voulu" dit-il à la fin de ce verset, "vous avez dit non". Mais nous, nous ne sommes pas de ceux qui disent : "non". Nous sommes de ceux qui disent : "Oui Seigneur, que ta volonté soit faite dans ma vie. Je sais que si tu permets la détresse dans ma vie, tu me donnes ta Parole et tu me dis : « c'est dans la tranquillité et le repos que sera votre salut. C'est dans le calme et la confiance que sera votre force ». Cela réjouit le coeur du Seigneur de voir un de ses enfants dans une détresse profonde qui est dans le calme, la confiance, la tranquillité et le repos. Cela peut aller avec la détresse. Cela doit aller avec la détresse : tranquillité, repos, calme et confiance. Pas d'agitation, pas de stress, pas d'inquiétude, pas d'incrédulité. "Seigneur, je le veux. Quand le jour de la détresse viendra, Seigneur, je ferai jouer ma volonté en m'appuyant sur ta Parole pour dire : je veux rester dans le calme, je veux rester dans la confiance, je veux rester dans le repos et la tranquillité" parce que Dieu l'a dit.#La fin du verset 10 du chapitre 50 d'Isaïe dit : « Quiconque marche dans l'obscurité et manque de lumière... (Quand est-ce qu'on marche dans l'obscurité et que l'on manque de lumière ? Quand on est dans la détresse, dans le trouble, dans la souffrance.) Qu'il se confie dans le nom de l'Eternel et qu'il s'appuie sur son Dieu ». "Qu'il se confie dans le nom de l'Eternel", « Le nom de l'Eternel est une tour forte, le juste s'y réfugie et il est en sécurité » (Proverbes 18:10), il est sauvé. Je crois que le Seigneur veut parler profondément à nos cœurs pour nous préparer, pour fortifier notre foi, pour enlever toute crainte de nos cœurs. Nous sommes souvent désarmés quand nous traversons une détresse. Les chrétiens sont souvent désarmés quand ils sont dans la détresse parce qu'on leur a trop fait miroiter l'aspect agréable, facile et bon, qui existe aussi, de la marche dans la communion permanente avec le Seigneur. Mais c'est aussi biblique de parler du jour de la détresse, du jour difficile, du jour du malheur, du jour de l'abandon, du jour de l'épreuve et de la souffrance profonde. Et il faut s'y préparer, non pas la rechercher. Il faut chercher la communion avec le Seigneur, la paix et la joie parce que cette épreuve sera passagère. Je ne sais pas combien de temps a duré l'épreuve de Job, la Bible ne nous le dit pas. Heureusement parce que nous pourrions comparer avec la longueur de notre propre épreuve. Au début il a perdu ses biens, ses enfants, puis lui-même a été complètement ravagé par une maladie affreuse, incurable, qui le défigurait de la tête aux pieds. Il avait des amis consolateurs, mais pas comme il fallait. Combien de temps cela a duré ? Le Seigneur le sait, Job le sait mais il n'a pas perdu la foi. Il s'est plaint, il disait : "Je sais que mon corps se détruit mais quand mon corps sera complètement détruit, je sais que mes yeux verront mon Sauveur". Et quand le Seigneur, au travers de cette détresse, de ce monceau d'épreuves a eu fait ce travail profond dans son coeur, il l'a rétabli. Dieu avait dit à Satan : "D'accord jusque-là, mais pas plus loin". Parce qu'avec l'épreuve il donne aussi le moyen d'en sortir. Quand on est dans l'épreuve, le moyen d'en sortir est là, mais ce moyen n'est pas évident au premier jour. Il y a le temps d'épreuve et il y a le moyen d'en sortir, il y a la sortie du tunnel. Ce n'est pas une impasse, ce n'est pas quelque chose de définitif, c'est une épreuve de la foi. C'est une épreuve où je vais être plongé dans le noir, dans l'obscurité et où mon coeur dira : "Seigneur, je me confie en toi dans le repos et la tranquillité". Et il faut un effort de volonté, bien-aimés, pour dire cela quand on est dans ce trou-là. On a beau avoir la Parole écrite, la relire, on ne sent rien, on ne ressent pas la présence merveilleuse de Dieu, l'onction, la joie de sa présence. Soyez rassurés, le Seigneur ne permettra pas que l'épreuve dure au-delà du temps qu'il a fixé pour notre bien. Que notre coeur se rassure dans cette certitude parce que nous avons un Dieu bon. S'il n'avait pas permis cette épreuve dans notre vie, nous n'aurions pas pu grandir spirituellement et nous rapprocher de la stature parfaite de Jésus. « C'est par beaucoup de tribulations qu'il nous faut entrer dans le royaume de Dieu » (Actes 14, verset 22). Au temps de la loi ils ne passaient pas par les mêmes épreuves. Regardez de près, ils en ont connu des épreuves, mais les épreuves que nous, enfants de la grâce, nous connaissons, aucune autre époque dans l'histoire de l'humanité ne les a connues. Et ceci parce que nous sommes les seuls à être au temps de la grâce où nous pouvons atteindre la perfection. Et c'est par les souffrances que nous atteindrons la perfection. Par la grâce de Dieu, par les souffrances et sa délivrance. Ce n'est peut-être pas très agréable de parler de cela, d'entendre parler de cela, mais quand notre œil spirituel s'ouvre à cette réalité, le fond de notre coeur se réjouit. Notre coeur se réjouit parce que Jésus a dit : "Je ne te délaisserai pas, je ne t'abandonnerai pas, tu ne seras jamais délaissé, je te délivrerai, tu me glorifieras et en attendant, reste dans le calme et dans la confiance". La confiance, c'est la définition de la foi. Ne commence pas à frétiller comme un poisson hors de l'eau en disant : "Qu'est-ce qui m'arrive Seigneur ?" Reste dans le calme et la confiance, il te délivrera et tu le glorifieras. Amen, alléluia ! "Oh ! Seigneur, fais pénétrer ces paroles dans nos cœurs, ces simples versets. Ta Parole est une puissance de vie, une puissance merveilleuse. Tu veux nous voir pleinement équipés, debout, forts, pour passer au travers de toutes les épreuves quelles qu'elles soient, avec toi Seigneur. Parce que tu ne nous abandonneras jamais. Nous sommes comme la prunelle de tes yeux. Tu veilles sur nous comme un père, comme une mère. C'est dans la mesure où nous te faisons vraiment le Seigneur de notre vie que tu prends la responsabilité totale de notre vie. Alors je te prie, que notre consécration à tous soit telle que nous nous abandonnions entièrement entre Tes mains parce que tu prends soin de nous totalement. Quelle paix de savoir que nos vies sont entre tes mains ! Et que tu veux nous glorifier pour que nous te glorifiions ! Que nous n'oublions jamais ce message de ta Parole ! Que jamais aussi nous n'ayons dans le coeur autre chose que cette confiance tranquille que tu es notre bon berger, que tu nous conduits avec assurance, avec fermeté dans tes gras pâturages, ici bas sur cette terre et là haut dans le ciel pour l'éternité. Seigneur, je te bénis. Mon coeur est dans la joie de savoir que tu as un plan si merveilleux pour nous et que, comme le dit l'apôtre, nos souffrances passagères ne sont rien à côté de la gloire qui nous attend. Alors nous ne sommes pas étonnés, Seigneur, de la fournaise qui est au milieu de nous pour nous éprouver. Mais nos yeux sont sur toi. Tu nous purifies comme l'or dans la fournaise, tu nous apprends à compter sur toi, tu nous apprends, Seigneur, à compter sur ta Parole éternelle qui ne passera jamais. Je te supplie que ta Parole soit plantée dans nos cœurs. Que jamais, Seigneur, nous ne doutions de ta bonté, de ta merveilleuse bonté, de tes plans parfaits. Que nos yeux ne s'arrêtent jamais à ce qu'ils voient, là, Seigneur, à cette détresse que nous devons traverser mais qu'ils soient toujours fixés sur toi Jésus, mon bien aimé, toi qui tiens notre main fermement. Amen, Alléluia !"
Ce texte est la mise par écrit d'un message donné oralement par Henri Viaud-Murat.