Dieu est notre Père
AccueilDieu est notre Père. Un Père qui, par définition, est l’Amour même et dont la Providence veille sur nous jusque dans les moindres détails de notre vie. Y croyons-nous vraiment?... Voyez combien est grand l’amour que Dieu nous a témoigné, en voulant que nous soyons Ses fils non seulement de nom, mais en réalité, dit saint Jean. En établissant la fête du Père Eternel, l’Église veut rappeler aux chrétiens l’une des plus consolantes vérités de notre sainte Foi, à savoir que Dieu, tout Amour et Providence, est véritablement notre Père. Par le baptême, Il a fait de nous Ses enfants. Cette idée de la filiation divine est comme le fondement de nos rapports avec Dieu dans la loi de grâce. CONFIANCE INÉBRANLABLE ET TOTAL ABANDON ENTRE LES MAINS DE NOTRE BON PÈRE, DIEU PROVIDENCE. Demandons instamment la grâce de concrétiser dans notre vie cette confiance et cet abandon, voie infaillible qui plaît tant à Dieu! Rien n’honore et ne touche davantage le bon Dieu que l’absolue confiance que nous mettons en Lui, et l’abandon entre Ses mains. Si nous Lui faisons cet honneur de tout attendre de Lui, Il mettra la main de manière évidente dans nos vies et Il accomplira des merveilles en notre faveur. Le bon Dieu veut s’occuper de nous dans les moindres détails de notre vie; pas un cheveu ne tombe de notre tête sans Sa permission, dit le saint Évangile. En bon Père, le meilleur des pères, Il veille constamment sur nous. Il S’intéresse à tout ce qui nous concerne. Il dirige toute chose et plus nous nous abandonnerons à Sa divine Providence, plus Il interviendra et agira dans nos vies. Hélas! La plupart des âmes prennent bien du temps à comprendre cette grande vérité, et à cause de cela, elles se rendent bien malheureuses. Pendant sa maladie, sainte Thérèse de l’Enfant-Jésus disait à une de ses sœurs: « Que je serais malheureuse si je n’étais pas abandonnée à la volonté du bon Dieu! Aujourd’hui, le docteur dit que je suis perdue; demain, que je suis mieux. Que cette alternative serait fatigante! Mais tout cela n’effleure pas mon âme et n’en trouble pas la paix: je m’abandonne. » Comme cette religieuse lui exprimait ses craintes qu’elle souffrît beaucoup: «Oh! Ne vous inquiétez pas de cela, dit-elle, Le bon Dieu ne m’en donnera pas plus que je ne pourrai en supporter». Nous voulons tellement organiser nous-mêmes notre vie!... C’est ce qui nous nuit et qui empêche le bon Dieu de réaliser Ses desseins sur nous. Trop souvent, on s’inquiète, on se laisse envahir par toutes sortes de questions: Que va-t-il m’arriver? Pourquoi tel événement est-il survenu? Que signifie telle ou telle chose? Etc. Que de vaines préoccupations, au lieu de laisser toutes choses entre les mains de Dieu si bon, Dieu Providence qui S’occupe des moindres petites circonstances de notre existence et qui sauraient nous conduire à bon port. Toute notre existence est entre les mains de Dieu. Le croyons-nous vraiment, En pratique?, Très peu d’âmes le croient effectivement. Notre foi est faible. Nous ne croyons pas vraiment que Dieu peut prendre en mains notre destinée, notre vie, tout ce qui nous concerne, et qu’Il peut tout diriger de la meilleure manière possible. Le bon Dieu sait tout, Il nous aime infiniment, et pourtant nous essayons toujours de «nous protéger» de Lui au cas où Il ne saurait pas organiser notre vie, au cas où Il nous oublierait. On s’inquiète, on s’agite, on fait ses petits plans, ses projets, au lieu de s’en remettre entièrement à Dieu, d’une manière inconditionnelle. Peut-être ne l’avons-nous pas réalisé à date, mais en fait nous passons notre temps à offenser le bon Dieu par notre défiance à Son endroit. Même quand je ne comprends rien aux événements, disait sainte Thérèse de l’Enfant-Jésus, je souris, je dis merci, j’apparais toujours contente devant le bon Dieu. Il ne faut pas douter de Lui, c’est manquer de délicatesse. Non, jamais “d’imprécations ”contre la Providence, mais toujours de la reconnaissance. Le bon Dieu aime parfois faire semblant de nous avoir oubliés. Il fait semblant de ne pas S’occuper de nous pour voir comment nous allons réagir. Il nous laisse dans le pétrin, dans des situations apparemment sans issue. Pour un temps plus ou moins long, Il nous met à l’épreuve. Il semble faire la sourde oreille et nous ignorer; Il feint de nous avoir oubliés. C’est pour voir jusqu’où ira notre persévérance dans la confiance et l’abandon entre Ses mains. Comme avec les Apôtres, Il fait semblant de dormir au fond de la barque ballottée au beau milieu de la tempête. Pourquoi vous troublez-vous, hommes de peu de foi?, dit Jésus. Ne l’oublions jamais: l’amoureuse Providence veille toujours sur chacun de Ses enfants, et d’autant plus qu’ils Lui font entière confiance. À Son heure, Dieu intervient et manifeste Sa bonté et Sa puissance. L’âme confiante et abandonnée vit dans la paix. Elle sait que toutes les dispositions de la Providence, même les plus douloureuses, ne sont que miséricorde et bonté à notre endroit. En toutes choses, Dieu vise toujours notre vrai bien, le bien éternel. Dieu notre Père Dans son très beau livre L’Abandon filial, Sœur Jean-Baptiste souligne que dans le seul Évangile de saint Jean, «le nom de Père donné à Dieu revient cent dix-huit fois sur les lèvres de Jésus ou sous la plume de l’apôtre. Ce n’est vraiment pas trop, dit-elle, puisque après une pareille insistance, notre foi en l’amour paternel du bon Dieu est encore trop faible pour nous élever au-dessus de toute crainte, de toute inquiétude, et nous jeter entre Ses bras avec une absolue confiance!» Elle invite ensuite le lecteur à chercher la cause de cette lacune qui «vient peut-être du fait que le nom de Père attribué à Dieu nous apparaît comme une simple figure de langage [...] plutôt qu’une vérité réelle et vivante. [...] Dieu mon Père, moi Son enfant! Non, ce n’est pas là une touchante allégorie, un pieux symbolisme. C’est un dogme de foi.»