Le calvaire (4) Premières années (1) Compagnie de JésusBiographie
Le Québec Catholique La trahison (3) Les retraites (2) Accueil " On me traite de fou, personne ne veut me croire, mais je vous le dis, même si je sais que c’est la dernière fois qu’il m’est permis de parler en public, vos églises sont remplies; dans vingt-cinq ans, elles seront vides et serviront de salles de bingos. Les séminaires et les noviciats regorgent de sujets; dans vingt-cinq ans, tous vos séminaires et vos noviciats seront fermés! Parce que vous, prêtres, par paresse ou par négligence, vous aimez mieux fumer dans votre pipe sur la galerie et vous promener en Chrysler que d’aller enseigner le catéchisme dans les écoles. Dans vingt-cinq ans, toutes les portes des écoles vous seront fermées parce que vous, religieux et religieuses, au lieu de vivre évangéliquement vous vivez "comme des païens". Dans vingt-cinq ans, vous serez chassés des écoles et des hôpitaux". P. Onésime Lacouture, sj
La folie de la Croix
Onésime Lacouture naquit à St-Ours-sur-le-Richelieu, le 13 avril 1881. Neuvième de dix enfants du premier mariage de Xavier Lacouture qui en eut un onzième de sa seconde épouse, il passa les six premières années de sa vie dans sa paroisse natale. Ensuite, en 1887, sa famille émigra à Woonsocket, Rhode Island, n’y demeura qu’une seule année, puis s’installa à Ashland et, finalement, s’établit d’une façon permanente à Cochituate, Massachussets. En 1900, le jeune Onésime quitta la maison paternelle à la suite de la mort de son père, et vint étudier deux ans au Collège de l’Assomption, près de Montréal, puis fit son entrée au noviciat de la Compagnie de Jésus, au Sault-au-Récollet. Après ses deux années de noviciat, Onésime Lacouture poursuivit des études en langue anglaise au Collège St. Andrew, dans la région de la ville de New York, revint ensuite au Canada où, pendant trois ans, il étudia la philosophie au scolasticat des jésuites à Montréal. Puis suivirent quatre années de régence ou d’enseignement: un an au noviciat et trois ans en Alaska, parmi les Inuits. Son affectation en Alaska fut un geste de grande miséricorde et munificence de Dieu à son endroit, puisque ce séjour lui permit de réfléchir et de méditer sur sa façon d’agir dans l’œuvre de notre sanctification. Biographie du P. Onésime Lacouture, sj. (Extrait de la Thèse de M. Carl Strauch)